Spécialiste de l'isolation des murs, toitures, greniers et maisons

Contactez-nous via NOTRE FORMULAIRE ou par téléphone au 010/68.91.00

Conseils

Isolation d’une maison en bois : l’essentiel à connaître

Depuis quelques années, on constate un regain d’intérêt de la maison à ossature bois auprès des particuliers et des promoteurs immobiliers. Pourtant, il s’agit de la technique de construction la plus ancienne. Son isolation laisse cependant planer de nombreuses questions. Nous allons tenter d’y répondre dans cet article.

Quel isolant choisir ?

Le bois est l’un des matériaux de construction qui disposent le plus d’avantages. En effet, en plus de sa disponibilité, il est renouvelable. Et bien que plusieurs d’entre nous pensent le contraire, ce matériau possède une bonne résistance au feu. Sa résistance mécanique est, par ailleurs, d’un bon niveau. Enfin, ce matériau est un excellent isolant, permettant ainsi de profiter d’un confort optimal chez soi quelle que soit la saison et de se prémunir efficacement de bruits extérieurs.

Sa performance thermique et acoustique sera décuplée si elle est associée avec des isolants reconnus pour leur efficacité : la fibre ou la laine de bois, la laine minérale (de verre ou de roche), le polystyrène extrudé, le polyuréthane, la laine de mouton, le lin, le liège et la cellulose.

Cette association permet d’avoir une maison passive, c'est-à-dire une habitation ayant un besoin de chauffage annuel de 15kWh/m², et même une maison à énergie positive. La raison ? L’isolant s’insère entre les montants de sections de 120 à 150 mm. Ce qui donne la possibilité de mettre jusqu’à 25 cm d’isolant. Pour rappel, pour une habitation classique, la capacité maximale est de 16 cm.

L’humidité et la condensation ne constituent-elles pas des risques ?

Le bois est un matériau qui rime avec pérennité et solidité. Il existe toutefois un bémol qui peut être heureusement remédié : les effets de l’humidité et de la condensation. L’excès d’humidité sera à la source d’une détérioration par pourrissement de ce matériau.

Dans une habitation cependant, la production moyenne de vapeur quotidienne pour une famille de 4 individus est de 12 litres. Sans un système d’évacuation digne de ce nom, la condensation de cette vapeur dans les parois sera inévitable. Ce qui aura pour effet des dégâts et désordres portant atteinte à la pérennité du bâti. D’autant plus qu’on ne trouve pas encore aujourd’hui un matériau, une paroi ou un système constructif ayant pour vocation l’absorption ou l’évacuation de l’air vicié, de la vapeur d’eau ou du monoxyde de carbone.

Certains vont sûrement se demander après ce passage : « mais à quoi devrait servir un mur respirant » ? Il faut faire la distinction entre comportements à l’humidité des matériaux et celui de la paroi complète. Le terme « mur respirant » est employé d’une manière fautive, car on parle d’échanges de vapeur d’eau entre l’intérieur et l’extérieur d’un bâti. Il y a donc une certaine confusion entre comportements à la vapeur d’eau et l’étanchéité à l’air des parois.

Une isolation implique l’étanchéité à l’air des parois. Aucune incompatibilité avec une évacuation de la vapeur d’eau n’est à craindre, d’autant plus que celle-ci peut se réaliser avec une VMC et un système d’isolation disposant des membranes et des écrans perméables à la vapeur d’eau.

Comment cela devrait-il se passer ?

La partie la plus délicate de l’opération concerne ces derniers problèmes soulevés. Il faut donc s’y attarder.

Pour s’assurer que l’humidité et la condensation ne puissent compromettre la durabilité du bâti, le mieux est d’investir dans un pare-vapeur. Ce dispositif servira de couverture de l’isolant côté espace chauffé et des montants de l’ossature bois.

Sa validation par un avis technique est indispensable pour sa mise en place. Cette dernière se fera d’une manière continue sur toute l’enveloppe de la maison, allant des angles aux liaisons entre parois verticales, combles aménagés, en passant par les raccordements des baies vitrées.

L’opération contribuera aussi au respect de l’exigence d’étanchéité à l’air du bâti. Pour sa réalisation, on aura le choix entre diverses membranes dédiées. Les meilleurs sont ceux qui adaptent leur comportement aux saisons. Le résultat sera encore satisfaisant si l’on prévoit pour la toiture, un écran hautement perméable à la vapeur d’eau. Enfin, il ne faut pas oublier un bon système de ventilation.

Une isolation réussie !

Comme vous pouvez donc le voir à travers ces informations, les principaux piliers de l’isolation classique s’appliquent aussi à l’isolation d’une maison à ossature bois.

  • Privilégier des isolants performants à la bonne place
  • Mettre en place une étanchéité à l’air et une bonne ventilation

Mais au vu des caractéristiques du bois, le niveau d’exigence est encore plus élevé avec ce type de maison. Si toutes ces règles sont bien respectées, vous profiterez d’une habitation où les dépenses énergétiques sont moindres par rapport à la production d’énergie alors que le confort y est optimal.

Dans ce cas-là, on parlera d’une maison à énergie positive, un concept que vous découvrirez sûrement dans un prochain article.

Retour
Mentions légales

Pour améliorer votre expérience sur notre site internet, nous utilisons des cookies. La poursuite de votre visite sur notre site vaut pour consentement du traitement de certaines données personnelles et de l'utilisation de ces cookies. Plus d'infos ici.